"L'humain cherche à exprimer ce qu'il est, au fond.
Il veut prendre forme, s'épanouir dans ce monde."

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En parlant d'évolution

"Errare humanum est", dit le proverbe. En matière de choix professionnel, aussi: nombreuses sont les victimes d'erreur d'aiguillage…

Combien sommes-nous à avoir œuvré, des années durant, dans un métier, un environnement qui ne nous convenaient pas? A cause d'une orientation initiale erronée; du fait que notre cadre de travail s'était modifié avec le temps; ou parce qu'en prenant de l'âge, nous avions mûri. Pour les trois raisons à la fois, peut-être?

"Errare humanum est… sed perseverare diabolicum". Il est humain de se tromper… mais persévérer dans l'erreur est diabolique. Combien êtes-vous à continuer d'œuvrer, aujourd'hui encore, dans un métier, un environnement qui ne vous conviennent pas?

"Don't you know, you're talking about a revolution… It sounds like a whisper…" Au fond de vous, la révolte gronde. Il y a comme un murmure. Une "petite voix" qui vous invite à vous libérer de vos chaînes. A ne plus faire semblant d'aimer un métier que vous n'aimez pas vraiment. A ne plus donner l'illusion d'apprécier un environnement que vous n'appréciez pas réellement.

Lorsque, à 35, 45 ou 55 ans, vous vous rendez à l'évidence (je suis également passé par là), le soulagement prédomine. La peur de perdre – votre statut professionnel, votre confort matériel – s'efface. Ne subsiste que le regret d'avoir "gâché" quelques années dans un domaine ou un contexte qui n'étaient pas les vôtres. C'est là le piège ultime: vous enfermer sur une voie de garage, faute d'accepter votre erreur d'aiguillage.

Changer d'environnement, de métier a fortiori, peut apparaître comme un bouleversement. L'expérience vous montrera qu'en réalité, il ne s'agissait que d'une étape. Qui n'aurait pu exister sans les précédentes. Vous êtes en évolution: pas en révolution.

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